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  Le symbole ombré bleu de Mars Mars  pointe vers le détail du parcours du soldat.

 

  •  AGPs DUBOIS Auguste Louis François ( Oxelaëre 09/09/1843 - Oxelaëre 11/10/1902 ) 
                    marié  à Oxelaere le 30/01/1868  à
            VERMEERSCH Sophie Marie Thérèse ( Cassel 19/03/1847 -  Oxelaëre 13/11/1926 )    
     ils auront 12 enfants : (Voir leur arbre sur Geneanet)

    1.  Mars  DUBOIS Charles Aimé Ernest ( Zuytpeene 11/01/1869 - Oxelaëre 1936)

    2.  Mars  DUBOIS Léon Emile ( Zuytpeene 18/03/1870 - Roubaix 22/08/1926 )

    3.  Mars  DUBOIS Jérémie Henri ( Oxelaëre 11/09/1872 -  Bissezeele 10/12/1917)

    4. VENUS  DUBOIS  Eugénie Julia Maria ( Oxelaëre 29/11/1873 -La Madeleine 05/03/1947)
            épouse en 1912 Mars  DELRUE Gustave ( Wattrelos 12/09/1866 - ? )

    5.  Mars  DUBOIS Henri Joseph Louis ( Oxelaëre 23/09/1875 - Poullan 17/11/1940 )

    6.  Mars DUBOIS Aimé Gustave Paul ( Oxelaëre 10/01/1877 - Oxelaëre 09/06/1877 )

    7.  Mars  DUBOIS Jules Alphonse Etienne ( Oxelaëre 28/08/1878 - Hem 20/02/1940 )

    8.  Mars  DUBOIS Omer Charles Raphaël ( Oxelaëre 04/11/1879 -  Oxelaëre 06/06/1881 )

    9.  Mars  DUBOIS Paul Albert Joseph ( Oxelaëre 25/09/1881 - Roubaix 27/03/1973 )

    10.  Mars  DUBOIS Fortuné Denis ( Oxelaëre 17/05/1885 -  Oxelaëre 14/06/1886 )

    11.  Mars  DUBOIS Lucien Fortuné ( Oxelaëre 13/03/1887 -  St-André lez Lille 06/02/1954 )

    12.  Mars  DUBOIS Rémi Fortuné Aimé ( Oxelaëre 09/06/1889 - ? )

 

Ainsi que : (Cliquer sur "Apparentés" dans le menu ci-dessus).

  • MICHEAUX 
  • LALOUX
  • HAINAUX

 


 DUBOIS


 

 

 

  • DUBOIS Charles Aimé Ernest :

    Né en 1869, il est "de la classe 1889". Tirage n° 100 dans le canton de Cassel, il est déclaré "bon pour le service" au centre de recrutement de Dunkerque sous le n° matricule 856, mais dispensé "Article 21" comme aîné de 7 enfants (à l'époque).

     La dispense lui permet de ne faire qu'un an sur les trois. Il part le 11/11/1890 pour le 110e Régiment d'infanterie en garnison à Dunkerque, où il reçoit le n° matricule dit "au corps" 1977 ; le 24/09/1891 il est envoyé en disponibilité en attendant son passage dans la réserve qui aura lieu le 01/11/1893.

    Il a reçu le "certificat de bonne conduite".

    Après avoir effectué 2 périodes d'exercices de 4 semaines en octobre 1895 au 110° "de ligne" puis en juin 1899, toujours au 110° RI, il passe dans l'armée territoriale le 01/11/1903, puis dans la réserve de celle-ci le 01/10/1909.

    Rappelé à l'activité à la mobilisation générale (décret du 1er Août 1914), il rejoint le 16 avril 1915 le 8° Régiment d'infanterie territoriale (RIT).

    Ce régiment occupera successivement depuis cette date :
      • Les tranchées du groupement de Nieuport avec les fusiliers marins
      • Le secteur de l'Yser entre Boesinghe et l'armée anglaise
      • Les tranchées devant Nieuport en relève du 6°RIT
      • Les tranchées des secteurs de Chuignes et Foucaucourt
      • Le plateau de Lorette (8 octobre 1915)
      • Le secteur de Dannemarie ( Alsace ) en nov. 15 après un court repos
      • Les secteurs de Moulainville à Déramée près de Verdun le 27 mars 1916 qu'il ne quittera que le 29/12/1916.

  •  A signaler : le 29/11/1915 l'aumônier (et brancardier divisionnaire de la 28eDiv) Charles Louis Joseph Thellier de Poncheville, né le 25/8/1875 à Valenciennes est fait chevalier de la Légion d'Honneur (in historique régimentaire). L'abbé publiera "Dix mois à Verdun".

    Charles DUBOIS passe ensuite au 3° Bataillon de Génie à une date qu'on ne peut malheureusement pas déchiffrer sur son ESS, le feuillet décrivant la suite de son parcours ayant été collé au mauvais endroit, puis décollé sans trop de précaution, à moins que ce ne soit pour effacer une information erronée :

    92075872

    Cet ajout nous apprend qu'il a été successivement

          - au 11° Régiment d'Artillerie à Pied, où il arrive le 12 octobre 1916,
          - au 10° Régiment d'Artillerie à Pied, où il arrive le 1er novembre 1916.

    Le 24 mars 1917 il est détaché agricole catégorie B dans le département de l'Eure, puis affecté au 68° Régiment d'Artillerie à Pied le 1er août 1917 qu'il quitte le 10 novembre 1917 pour le 28° Régiment d'Infanterie. Ces deux dernières affectations qui ne sont, comme pour tous les détachés, qu'administratives, ne sont pas prises en compte : ne seront validées "Campagnes contre l'Allemagne" que les périodes du 16 avril 1915 au 23 mars 1917.

    Initialement prévu pour être libéré (des obligations) du service militaire le 1er octobre 1915, puis 1916, il le sera officiellement le 30/11/1918 à 49 ans.

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  • DUBOIS Léon Emile :

    Né en 1870, il est "de la classe 1890". Tirage n° 63 dans le canton de Cassel, il est déclaré "bon pour le service" au centre de recrutement de Dunkerque sous le n° matricule 657.

    Il part le 12/11/1891 pour le 3e Régiment du Génie en garnison à Arras, où il reçoit le n° matricule dit "au corps" 4254 ; nommé sapeur-mineur le 15/06/1893 il est envoyé en disponibilité le 25/09/1894 en attendant son passage dans la réserve qui aura lieu le 01/11/1894.

    "Certificat de bonne conduite" accordé.

    Après avoir effectué 2 périodes d'exercices de 4 semaines dans le 3° RG en mars 1897, puis mai 1900, il passe dans l'armée territoriale le 01/09/1904 ; après 1 autre  période de 2 semaines en septembre 1907 au 1er Bataillon Territorial du Génie, il passe dans la réserve territoriale le 01/10/1910.


    DUBOIS Léon Emile est rappelé à l'activité à la mobilisation générale (décret du 1er Août 1914), il rejoint le 13 avril 1915 le 1er Bataillon Territorial du Génie, passe au 1er Régiment du Génie où il arrive le 14 mai 1915. Détaché agricole du 27 juin au 14 juillet 1917, il est affecté au 8° RIT puis maintenu détaché à compter du 10/11/1917.

    Seront validées "Campagnes contre l'Allemagne" les périodes du 13 avril 1915 au 13 juillet 1917. La méconnaissance de la compagnie du génie dans laquelle il s'est trouvé empêche de reconstituer son parcours de guerre.

    Initialement prévu pour être libéré (des obligations) du service militaire le 1er octobre 1916, puis 1917, il le sera officiellement le 10/12/1918 à 48 ans.

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  • DUBOIS Jérémie Henri :

    Né en 1872, il est "de la classe 1892". Tirage n° 107 dans le canton de Cassel, il est déclaré "bon pour le service" au centre de recrutement de Dunkerque sous le n° matricule 322, mais dispensé "Article 21", car ayant un frère au service ( DUBOIS Léon Emile ci-dessus).

    Parti le 11 novembre 1893 pour le 110° Régiment d'Infanterie en garnison à Dunkerque,  il reçoit le n° matricule dit "au corps" 4154 ; il est renvoyé en congé le 25/09/1894 en attendant son passage dans la réserve qui aura effectivement lieu le 1/11/1896.

    Il a reçu le "certificat de bonne conduite".

    Classé aux affectations spéciales comme préposé de douane à Moerkerque(*) au 1/11/1897, il est dispensé des périodes d'exercices, et passe dans la territoriale le 1/10/1906, puis dans la réserve de celle-ci le 1/10/1912.

    DUBOIS Jérémie Henri est rappelé à l'activité à la mobilisation générale (décret du 1er Août 1914), mais la commission spéciale de réforme de Dunkerque le classe "Réformé N°2" pour affection cardiaque, et confirme la décision le 7/10/1915.

    Il est destiné à être libéré du service militaire le 1er octobre 1918, mais il décède à Bissezeele le 10 décembre 1917.

    (*) Moerkerque (Eglise des marais) en France, dont le poste de douane dépendait avec 9 autres de la capitainerie d'Honschoote.

     

    92109069



    92109167

    Voir sur Google map

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    • DELRUE Gustave

                    Ce Grand'Oncle par alliance me pose problème : Il est né DELROEUX Gustave le 12 septembre 1866 à Wattrelos, de DELROEUX Edouard né à Coyghem (Belgique, 10km de Wattrelos). Son acte de naissance porte en mention marginale une référence au jugement du Tribunal de Lille le 9/01/1902 disant que l'enfant né DELROEUX portera dorénavant le nom orthographié DELRUE, nom sous lequel il épouse donc ma grand'tante à Wattrelos en 1912.

                Est-ce parcequ'il était d'ascendance Belge ? Je n'ai à ce jour trouvé trace nulle part dans le département du Nord du périple militaire qu'il aurait dû effectuer avec la classe 1886, sauf si les termes de la convention conclue le 30 juillet 1891 entre la France et la Belgique, et qui attendait le choix de la nationalité aux 22 ans révolus, lui ont permis de le faire en Belgique.

 

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  • DUBOIS Henri Joseph Louis :

    Né en 1875, mon Grand-Père Paternel est "de la classe 1895". Tirage n° 23 dans le canton de Cassel, il est déclaré "bon pour le service" au centre de recrutement de Dunkerque sous le n° matricule 1055.

    Parti le 16/11/1896 pour le 8° Régiment d'infanterie cantonné à St Omer, où il reçoit le n° matricule "au corps" 7205, il passe caporal le 22/05/1897, puis sergent-fourrier le 19/09/1898. Il est envoyé dans la disponibilité le lendemain, en attendant son passage dans la réserve de l'armée active le 1/11/1899.
    Le voici photographié en 1897 à St Omer, chez A. GAUTRON, photographe, 62 rue de la Poissonnerie :

    92108922

     



    "Certificat de bonne conduite accordé"

    Il est classé non disponible comme homme d'équipe au chemin de fer du nord à Valenciennes à compter du 5 décembre 1900 ; sa situation évolue en non-affecté par décision ministérielle du 2 octobre 1902, puis affecté spécial au 16/07/1910, ce qui l'a dispensé des périodes d'exercice de 1902 et 1905, mais il en a accompli une de 15 jours à la 5e Section de Chemin de fer de Campagne en Octobre 1910.

    DUBOIS Henri Joseph Louis est rappelé à l'activité à la mobilisation générale du 2 Août 1914 (décret du 1er), et maintenu à disposition. La guerre le trouve à son poste, et l'invasion de Valenciennes le 24 Août 1914 le maintient à celui-ci jusqu'à la libération le 2 Novembre 1918.

    Je possède toujours le brassard blanc avec un rectangle rouge que devaient porter les cheminots durant l'occupation :

    92108882



    Il devait passer dans la réserve de la territoriale le 1er octobre 1915, puis libéré du service militaire 6 ans après soit en 1921, il l'a été effectivement le 10 Novembre 1924, il avait 49 ans.

    Sera validée "Campagnes contre l'Allemagne" la période du 2 août 1914 au 7 Février 1919.

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  • DUBOIS Jules Alphonse Etienne :


    Né en 1878, il est "de la classe 1898". Tirage n° 113 dans le canton de Cassel, il est déclaré "bon pour le service" au centre de recrutement de Dunkerque sous le n° matricule 629, mais dispensé "Article 21", car ayant un frère au service (DUBOIS Henri).

    Il sera incorporé le 14/11/1900 au 91e Régiment d'Infanterie. Soldat de 1ere Classe le 21 Août 1901, il est envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1901.

    Certificat de bonne conduite accordé.
    Il passe dans la réserve d'active le 1/10/1902, puis dans la territoriale le 1/10/1912 au régiment d'infanterie de Dunkerque (le 110° RI). Il est nommé caporal le 1/07/1905 à l'issue dune période d'exercices de 4 semaines en août 1905. Il en effectuera une autre en Mars 1909.
    DUBOIS Jules est rappelé à l'activité à la mobilisation générale du 2 Août 1914 (décret du 1er) et rejoint le même jour le 8° Régiment Territorial d'Infanterie.

          Porté disparu à Lille le 10 octobre 1914, il est en réalité prisonnier au camp de Merseburg(*) et en sera rapatrié le 12 janvier 1919  (on lui accordera une permission de 60 jours).

          La mise en ligne récente des documents de la Croix-Rouge internationale permettent de savoir - à défaut de renseignements surt son séjour- qu'il a été rapatrié avec de nombreux autres prisonniers de Mersebourg en passant par la Hollande et la Belgique.

    DUBOISJFPG
    Sa fiche nominative.

    DUBOISJLPGExtrait de la liste énumérant les prisonniers au départ de Merseburg via Bentheim, à la frontière germano-néerlandaise.

    de Merseburg à Valenciennes par Bentheim : 900km
    Le trajet supposé de Mersebourg à Valenciennes, via Bentheim, soit environ 900km.




    HISTORIQUE
    du
    8° Régiment Territorial d'Infanterie

        Au début de la guerre, le 8e régiment territorial d'Infanterie travaille à l'organisation du camp retranché de Dunkerque.
        Le 14 septembre 1914, différentes fractions du 4e bataillon qui avaient été, dans la nuit du 13 au 14, occuper Rousbrugghe, en Belgique (30 kilomètres de Dunkerque) ont un engagement avec un parti de cavalerie allemand établi dans le voisinage. Les uhlans se sauvent laissant 1 mort et emportant leurs blessés; le 8e a 2 morts et 10 blessés.
        Le 16 septembre 1914 le 2e bataillon est envoyé à la garde des voies ferrées que les Allemands détruisent dans leur retraite vers l'Est ; les compagnies sont déta­chées à La Madeleine, Dourges, Lens, Don Sainghin.
        Le 17 après un léger engagement avec des autos-­mitrailleuses allemandes, il réussit à faire évacuer sur Dunkerque un convoi de 150.000 litres d'essence requis à Corbehem.
        Le 24 septembre 1914, le 3-bataillon part dans la direction de Douai.
    Du 9 au 12 octobre, les 2° et 3° bataillons participent vigoureusement à la défense de Lille avec deux compa­gnies du 5e deux compagnies du 7e territorial. Ces bataillons ayant finalement été faits prisonniers, le nombre des tués et blessés (assez important) est inconnu, mais le prince de Bavière félicite le comman­dant de Pardieu, du 8e territorial, de sa belle défense et l'autorise a garder son épée.

    in "historique du 8°RIT", Chapelot, sd.



    Ses campagnes contre l'Allemagne sont ainsi décrites  :

    • aux armées   du   2 août 1914      au 9 octobre 1914
    • en captivité  du 10 octobre 1914  au 11 janvier 1919
    • à l'intérieur   du 12 janvier 1919    au 17 mars 1919.


    soient 1688 jours  : il n'est pourtant (totalement) libéré du service militaire que le 10/11/1927 au lieu du 1/10/1924 initialement prévu. Entre-temps -alors qu'il est passé dans la réserve de la territoriale- il est concerné par le "plan P" de mobilisation Provisoire (contre l'Allemagne, mais aussi en protection de la Pologne contre la Tchécoslovaquie, en 1920-21 l'armée pense à "la suivante" ! )

    (*) le camp de Merseburg/Mersebourg situé non loin de Leipzig (Saxe)

    92138085
    Voir sur Googlemap

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  • DUBOIS Paul Albert Joseph

    Né en 1881, il est de la" classe 1901", mais nous n'en saurons pas beaucoup plus à son sujet, car son Etat Signalétique et des Services a disparu, probablement dans les destructions de Dunkerque en 1940 et 1944, et la "feuille nominative de contrôle" (2 pages) qui tente de pallier aux données disparues en 1946 contient en tout et pour tout les renseignements suivants, hormis nom, prénom et classe :

    • Le numéro matricule de recrutement : 554

    • La mention (hors rubrique) : "A droit : au titre du 327°RI 24°Cie u.c. du 26/6/15 au 24/2/16. Fait prisonnier à Verdun"

    • en bas de page :  "renouvlt C.C. office Nord le 10-1-46"

    Le peu que l'on devine donc est qu'il a été fait prisonnier à Verdun au déclenchement le 21 février des hostilités sur ce secteur.
    Voila ce qu'en dit l'Historique du 327°


HISTORIQUE
du
327° Régiment d'Infanterie

    Sortant du dur secteur des Eparges, fatigués par des travaux exécutés dans de mauvaises conditions climatiques et de confort, privés souvent d’abris, sans repos efficace depuis près de deux mois, les hommes reçurent, dans un état d’infériorité matérielle, le 21 février 1916, à 7 heures, les premiers obus allemands, prélude de la furieuse et «colossale» attaque que les boches allaient déclencher sur Verdun.

Pendant quatre jours, ces troupes supportèrent un violent bombardement par obus de tous calibres et par obus lacrymogènes, tantôt continu sans violence, tantôt intermittent avec intensité, détruisant leurs tranchées, ensevelissant, tuant ou blessant leurs défenseurs.

Par suite du repli des troupes voisines du Bois de Caures et du Bois de Ville, le village de Beaumont passe en première ligne. Ordre est donné à ses occupants de résister coûte que coûte. Des contre-attaques essayent de reprendre le Bois de la Wavrille afin de ne pas laisser encercler Beaumont.

    Le 24 février, dans l’après-midi, ce village est attaqué de tous côtés, il succombe à la fin de la journée.
Le 6° bataillon, sous les ordres du commandant DATH, après avoir vaillamment combattu dans l’Herbebois, cherche à résister dans le bois des Fosses aux vagues ennemies sans cesse renouvelées.
Il combat pied à pied avec les quelques défenseurs qui restent et ne se retire que vaincu par la masse. Pendant ces quatre journées, la conduite de toutes les troupes du 327° fut digne d’éloges.

     Les pertes s'élevèrent d’ailleurs à 27 officiers et 1538 hommes de troupe. Il n’était d’ailleurs plus possible, le 26 au matin, que de mettre en ligne, près de Fleury, 125 fusils.
Pour bien prouver la belle attitude des troupes et de leurs chefs, qu’il me soit permis de rappeler les textes des citations à l’ordre de la 2° armée, obtenues par la commandant DATH et le 5° bataillon :

Chef de bataillon DATH, du 327° RI :
« a toujours fait preuve, depuis le début de la campagne, des plus grands qualités militaires. S’est particulièrement distingué par son sang-froid et son énergie dans les combats des 22, 23 et 24 février où il a pris les dispositions les plus judicieuses pour infliger à l’ennemi des pertes sanglantes. A maintenu sa troupe dans l’ordre le plus parfait »

Le 5e Bataillon du 327e Régiment d’Infanterie :
« Après quinze jours de travaux pénibles, hâtivement exécutés, dans les pires conditions climatiques, avec des moyens de combat très limités, s’est vu échoir la lourde tâche de défendre le village de Beaumont. »
« Pendant quatre jours, du 21 au 24 Février 1916, sous la conduite de son chef, le Commandant Bordage, soldat d’une énergie farouche et organisateur remarquable, cette unité a tenu tête à des forces d’une supériorité numérique écrasante et leur a infligé des pertes énormes. »
« Par sa ténacité stoïque, par son sacrifice total, qui ont permis aux réserves d’arriver, elle s’est mise au premier rang des Sauveurs de Verdun. »

 Voici ce qu'en dit également le Journal de Marche et opérations du 327°RI :

92166730

     Rattaché à la circonscription de la ville d’Etain, Beaumont, situé à une 15aine de km au NNE de Verdun se retrouve au milieu des combats de la Bataille de Verdun. Pris par les Allemands le 24 février 1916, seulement 3 jours après le début de la bataille, il n’est repris par l’armée française que le 8 octobre 1918 malgré la tentative d’une offensive en août 1917 orchestrée par Pétain.
Il est déclaré village « mort pour la France »  (village détruit et non reconstruit) et classé en « Zone Rouge » (La zone rouge est le nom donné en France à environ 120 000 hectares de champ de bataille où, à cause de dégâts physiques majeurs sur le milieu pendant la Première Guerre mondiale et en raison de la présence de milliers de cadavres et de millions de munitions non explosées, certaines activités ont été provisoirement ou définitivement interdites par la loi)

 

      C'est donc fort probablement à cet endroit, à ce moment que DUBOIS Paul Albert Joseph a été fait prisonnier. Reste à savoir où et jusqu'à quand ...............

 

  • La mise en ligne des fiches et listes du CICR nous a permis d'en apprendre un peu plus sur sa captivité :

    DUBOISPPGF
    3 références sur sa fiche, qui débouchent
    sur trois listes nominatives indiquant le camp.
    Il est signalé appartenant à la 23° Compagnie

    DUBOISPPGL1
    le 15 avril 1916 il est au camp de Giessen. Compagnie et régiment sont confirmés, ainsi que sa résidence : Wattrelos

    DUBOISPPGL2
    Le 17 Mai 1916, toujours au camp de Giessen

    DUBOISPPGL3
    Le 1er Novembre 1916, venant de Giessen il a été transféré aucamp de Heilsberg, qui dépend de Stallüponen, en Prusse Orientale.


    Heilsberg est maintenant une vile de Pologne, dont le nom est  Lidzbark Warminsk, et Stallüponen est en Russie, dans l'enclave ayant une bordure maritime,
    de Lidzbark Warminski à Nesterov
    Quelques 160km les séparent :

    Heilsberg
    Peu de renseignement sur le camp d'Heilsberg .....

    MBK
    Un dernier petit mystère :
    Que signifient les lettes M.B.K. ????
    Peut-être Militär Bezirk Kommandantur : Commandement de District Militaire ...

  •  A la mobilisation, le 327° RI, régiment de réserve du 127°, (tous deux "régiments de Valenciennes") est constitué de 2 bataillons, les 5° et 6° , en complément des 4 du 127°; la 24° Compagnie appartient au dernier, avec les officiers suivants :

 

État-major :

Lieutenant-Colonel active : VERZAT  
Capitaine active : GERVALLE  adjoint au chef de corps
Médecin Major de 2e Classe active : GARNIER  Chef de Service de Santé
Lieutenant de réserve : DELBECQUE  officier des détails
Lieutenant de réserve : LEBACQZ officier d'approvisionnement
Lieutenant de réserve : VILAIN  officier téléphoniste
Lieutenant de réserve : DOUAY  lieutenant porte-drapeau

(...................)

6e bataillon :

Chef de bataillon commandant  :  RICHARD D'IVRY
Sous officier de cavalerie adjoint : PAYEN
Médecin aide-Major de 2e Classe : LECLERCQ
Médecin auxiliaire : VITON Emile
Adjudant de bataillon : MAURIS (réserve)
(........)

24e compagnie 
MILLESCAMPS : capitaine (active) 
DESORBAIX : lieutenant (réserve) chef 1ère section
STRADY : adjudant (réserve) chef 2e section
QUENTIN : adjudant (active) chef 3e section
PATIN : sous-lieutenant (réserve) chef 4e section

 

  • L'historique permet de retracer son parcours de la mobilisation jusqu'à l'affaire de Beaumont :

    • 23 Aout 1914 : Sur la Meuse (Hastières, Anthée en Belgique), défense de la traversée de la rivière
      • C'est à Hastières que succombe le sergent René GEORGE - Valenciennois d'adoption né à Biesles dans la Haute-Marne (état-civil vérifié. Ce soldat - qui a sa rue à Valenciennes- avait été sacré "Champion du monde de tir à l'arme de guerre" à Stockholm en 1914.
        Fiche MDH et citation :

        92168003

    • Bataille de la Marne : Marais de St Gond, Corfelix
    • Défense de la ville de Reims
    • Avril 1915 : Secteur du Bois des Zouaves
    • Mai 1915 : Hébuterne
    • Septembre 1915 : Secteur de Lihons puis attaques de Champagne
    • Octobre 1915 : Ferme de Navarin
    • Décembre 1915 : Région de Verdun

       

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  • DUBOIS Lucien Fortuné

    Né en 1887, il est "de la classe 1907". Son Etat Signalétique et des services ayant disparu (faits de guerre à Dunkerque 1940 & 1944), le peu d'information provient du Feuillet Nominatif de Contrôle, reconstitué en 1964 :

    • N° matricule de recrutement : 1907
    • Incorporé au 127° RI du 1/10/1908 au 1/10/1910.
    • Considéré comme appelé sous les drapeaux et maintenu dans son emploi du temps de PAIX au titre de la 5° section des chemins de fer de campagne et mis à la disposition du réseau du Nord du 2/8/1914 au 9/7/1919. Ce seront aussi les dates de sa Campagne contre l'Allemagne.
    • Dégagé de toute obligation militaire le 15/10/1936.

     

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  • DUBOIS Rémi Fortuné

    Né en 1889, il est "de la classe 1909". Tirage n° 47 dans le canton de Cassel, il est déclaré "bon pour le service" au centre de recrutement de Dunkerque sous le n° matricule 1201.

    Toutefois ce n'est pas à l'ESS que l'on a accès, mais au Feuillet Nominatif de Contrôle, qui cette fois se trouve particulièrement bien rédigé quant à son parcours :

    Il est incorporé au 16e Bataillon de Chasseurs à pied le 5 octobre 1910, n° Mle au corps : 1526, et renvoyé dans la disponibilité le 25/09/1912 où il est affecté au Bataillon de Chasseurs à pied de Lille, matricule 04696.
    Certificat de bonne conduite accordé.
    Passé dans la réserve de l'armée active le 1/10/1912, il est classé affecté spécial des douanes au 11/09/1913.

    DUBOIS Rémi Fortuné est rappelé à l'activité à la mobilisation générale du 2 Août 1914 (décret du 1er), et affecté au 281e Régiment d'infanterie (de Montpellier) par la circulaire du 25/11/1915, il arrive au corps le 2 décembre 1915, le régiment est alors au repos à Agnez lès Duisans (Pas-de-Calais) . Il ne sera pas le seul douanier du Nord à être incorporé dans le 281°, l'un d'entre eux, COLLIER Auguste de Bruille-St-Amand (Nord) sera tué le 4 mars 1916 à Boësinghe en Belgique)

    Le feuillet n'en dit pas plus sur son parcours jusqu'au 9 Juin 1918, où il est "fait prisonnier à Mortemer, interné Régions envahies, rapatrié le 20/11/1918, rentré au dépot le 8/01/1919 après une permission de 30 jours"

    Mortemer ! Comme si certains toponymes laissaient prévoir qu'un jour il y aurait là les plus durs combats rencontrés par le 281°RI, au point d'amener la dissolution du régiment !

    Voici ce qu'en dit l'Historique du régiment :


    HISTORIQUE
    du
    281° Régiment d'Infanterie

        Vers le 20 mai, le régiment est en ligne en avant de Mortemer. Nous sommes loin des divers secteurs parfaitement organisés, occupés jusqu'à ce jour. Ici, peu ou point de boyaux, pas d'abris souterrains. On commence à entrevoir cette guerre de mouvement si longtemps espérée celle qui, quelques mois plus tard conduira à la victoire.
    Nous arrivons à la nuit fatale du 8 au 9 juin. Le commandement français connaît les intentions du Boche. Grisé par ses derniers succès, celui-ci va tenter une grande attaque sur le front ébranlé, croit-il, de Montdidier-Noyon.
    « Il ne faut qu'un bon coup et Paris est conquis ». Mais il y a loin du désir à la réalisation! Le Boche en fit l'amère constatation et ce fut pour lui la fin d'un beau rêve.
    En cas d'attaque, les éléments de première ligne doivent tenir sur place afin de permettre, d'abord le repli de l'artillerie en suite l'occupation de la ligne où le commandement a résolu de livrer bataille.
    Il est minuit, deux bataillons, le 4° et le 6° sont en ligne en avant de Mortemer. Le 5e bataillon vient d'être relevé par le 6e et se dirige vers ses nouveaux emplacements.
    Mais tout à coup, l'artillerie allemande rompant le silence qu'elle avait gardé durant trois jours, malgré nos plus violents tirs, ouvre un feu terrible.
    Le commandement ennemi veut en finir et a accumulé là un formidable matériel d'artillerie. A 6 heures du matin, le roulement dure encore plus violent que jamais, il s'accompagne de gaz asphyxiants. Un brouillard artificiel enveloppé les troupes et prolonge cette nuit tragique.
    Sous l'effet d'un tel bombardement, les éléments de première ligne d'un régiment immédiatement voisin, à droite, attaqués, cèdent sous le nombre, malgré une lutte opiniâtre.
    Le 281° est certainement tourné. Cependant les compagnies de première ligne combattent avec acharnement. La sombre mort fait ses ravages. Longtemps cette lutte héroïque se prolonge et l'ennemi occupe quelques villages de l'arrière qu'encore des éléments résistent.
    Grâce à cette résistance, l'artillerie a pu se replier et le commandement a pris ses dispositions. Cette offensive, la dernière, sera brisée, l'ennemi refoulé ! L'Allemagne connaîtra bientôt la déroute. Mais le 281e R.I. ne sera plus. Là s'arrête son histoire. Décimé dans cette bataille, il ne sera pas reconstitué.

     

    Entre son incorporation au 281 et la capture, DUBOIS Rémi aura connu successivement :
    • 1915
      • Thélus (sept.-déc)
    • 1916
      • Belgique (fév.-mai) : secteur vers Steenstraate et Boesinghe, où il cotoie les troupes britanniques, fort probablement Canadiennes non loin de la ferme "Canada".
      • Bataille de la Somme (juin-juil.) : secteur de Chaulnes et Rouvroy en Santerre puis Armancourt, Andechy (août-déc.)
    • 1917
      • Alsace (mars-juin) : Leimbach, canal Rhône au Rhin 
      • secteur de Reims (août-jan.18) : est de Reims, Bétheny
    • 1918
      • Champagne (mars-avril) : maison de Champagne, butte du Mesnil
      • Picardie (mai-juin) : secteur de Rollot, Orvillers-Sorel

    92217173

Mortemer sur Googlemap

  •  Alors qu'il était en Alsace en Mars 1917, DUBOIS Rémi a été cité à l'ordre du régiment : Citation N°197 du 31-3-1917 qui nous éclaire un peu sur son parcours et le pourquoi de son affectation à un régiment initialement cantonné fort loin de chez lui :

    Très bon soldat, courageux, faisait partie à la mobilisation d'un bataillon de douaniers à Valenciennes, a pris part à plusieurs engagement, a donné un bel exemple de patriotisme en franchissant les lignes allemandes au milieu de très grandes difficultés pour venir servir son pays.


    Il est décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze,

       92218045

    Sera validée "campagne contre l'Allemagne" la période du 2/8/1914 au 27/7/1919

    Il sera finalement "passé" à la compagnie des douaniers mobilisés le 15/1/19 dont il sera rayé des contrôles le 28 juillet 1919, date à laquelle il est remis à disposition de l'Administration des Douanes, Direction de Lille, classé affecté spécial comme préposé à Beuvry (Nord) le 29/05/1920 ; il passe dans la territoriale le 1/10/1923, puis dans la réserve de la territoriale le 1/10/1930. Il est enfin dégagé de toutes obligations militaires le 15/10/1938 à l'age de 49 ans.


    Le Journal officiel du 5/07/1935 nous apprendra sa mise à la retraite et surtout la validation de ses services pour la France : 

    92218845



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    Voir également les souvenirs d'Auguste DUBOIS (1903-1971), fils d'Henri Joseph Louis, qui a vécu la libération.