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  Le symbole ombré bleu de Mars Mars  pointe vers le détail du parcours du soldat.

 

 

  • AGPs DEBEVE Jean Baptiste ( Haulchin 02/05/1836 - Haulchin 06/04/1910 )
                 Marié à Haulchin le 07/10/1857 à
            LECERF Odille Joseph ( Haulchin 01/05/1837 - Haulchin 02/12/1916 )
    ils auront 13 enfants :  (Voir leur arbre sur Geneanet)

    1.  Mars  DEBEVE Jean Baptiste Antoine Joseph ( Haulchin 16/04/1858 - Haulchin 24/07/1903)

    2. VENUS DEBEVE Catherine Joseph  ( Haulchin 23/12/1859- Haulchin 21/08/1861 )

    3. Mars  DEBEVE Pierre François Joseph  ( Haulchin 14/11/1861 - ? )
                   époux le 12/05/1888 de
               VENUS CAFFIAUX Marie Joséphine ( Bermerain 02/01/1866 - Haulchin 26/02/1957 )
                 dont :
      •  Mars  DEBEVE Jules ( Haulchin 18/03/1890 - Chateaumeillant (Cher) 23/11/1976 )

    4. VENUS DEBEVE Odile Joseph  ( Haulchin 11/1/1863 - Trith St-Léger 15/12/1957 )
                    épouse de
               Mars   COLLET François Louis Joseph (Maing 01/05/1856 - ?)
        dont :
      •  Mars  COLLET François Jean ( Maing 13/03/1890 - Ste Menehould 27/09/1914 )
              "Mort pour la France"

      •  Mars COLLET Henri Aimé ( Haulchin 09/09/1894 -Mesnil les Hurlus 03/03/1915 )
              "Mort pour la France"

    5. VENUS DEBEVE Elise Marie Joseph  ( Haulchin 04/10/1865 - ? )
                  épouse de Mars  CAFFIAUX François Aimé ( Bermerain 25/04/1864 - ? )
           
    6. Mars DEBEVE Ferdinand Eusèbe ( Haulchin 02/03/1868 - ? )

    7. Mars DEBEVE Léon Joseph ( Haulchin 30/06/1870 - Haulchin 04/04/1871 )

    8. Mars DEBEVE Léon Jules ( Haulchin 21/04/1872 - Haulchin 11/07/1950 )

    9. VENUS DEBEVE Nathalie ( Haulchin 12/02/1874 - Valenciennes 20/10/1954 )
                  épouse de Mars  DUBOIS Henri Joseph Louis

    10. Mars DEBEVE Antoine ( Haulchin 12/03/1876 - ? )

    11. VENUS DEBEVE Odile Catherine ( Haulchin 30/01/1878 - Wambrechies 24/12/1935 )
                épouse de Mars  BECQUET Henri Romain Jean Baptiste ( Loon-Plage 13/07/1877 - ?)

    12. VENUS DEBEVE Marie Célestine ( Haulchin 25/08/1880 - Haulchin 23/07/1881 )

    13. Mars  DEBEVE né sans vie ( Haulchin 26/05/1882 )
  •  Ainsi que :

    •  DEBEVE
        • 1 petit-cousin éloigné au 1er degré (son Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE est mon Arrière-Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE Jean Joseph né en 1759)
          Mars
            DEBEVE Jean-Baptiste
          , né le 19 Août 1893 à Haulchin, fils de DEBEVE Jean Baptiste et de MATHIEU Amandine.
          "Mort pour la France" le 29 février 1916 à Pierrepont (Meurthe et Moselle).

        • 1 petit-cousin éloigné au 2d degré (son Arrière-Grand-Père DEBEVE est mon Arrière-Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE Jean Joseph né en 1759)
          Mars  DEBEVE Auguste,  né le 3 Février 1883 à Haulchin,  fils d'Antoine et de RUIELLE Adelaïde.
          "Mort pour la France" le 19 septembre 1914 à St-Dizier (Haute-Marne).

        • 1 petit-cousin éloigné au 1er degré (son Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE est mon Arrière-Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE Jean Joseph né en 1759)
          Mars  DEBEVE Jules, né à Maing le 5  Février 1885, fils de DEBEVE Jean Baptiste et de MASSART Marie-Amélie.
          "Mort pour la France" le 8 septembre 1914 à Corfelix (Marne).
        • 1 petit-cousin éloigné au 2 degré (son Arrière-Grand-Père DEBEVE est mon Arrière-Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE Jean Joseph né en 1759)
          Mars  DEBEVE Gustave, né à Haulchin le 23 avril 1877, fils de DEBEVE Elie Joseph et de DUFOUR Azélie.

        • 1 petit-cousin éloigné au 2 degré (son Arrière-Grand-Père DEBEVE est mon Arrière-Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE Jean Joseph né en 1759)
          Mars  DEBEVE Benoit, né à Haulchin le 16 mai 1885, fils de DEBEVE Jean Baptiste Joseph et de LUCAS Mathilde.

        • 1 petit-cousin éloigné au 2nd degré (son Grand-Père DEBEVE est mon Arrière-Arrière-Grand-Père DEBEVE Pierre François né en 1793)
          Mars
            DEBEVE François, né à Haulchin le 15 décembre 1875, fils de DEBEVE Elie et de LAUDOUX Rosalie.

       

    • COLLET
      • Mars  COLLET Léon né à Maing le 06/11/1894 fils de Victor Joseph et de Céline COUTEAU,
        il a pour arrière-arrière-grand père COLLET Jean Antoine (1725-1805), marié à DUBOIS Marie-Jeanne (1753-1820), qui sont également les arrière-arrière grand-parents de COLLET François et COLLET Henri Aimé, ses petits-cousins cités ci-dessus.

 


 DEBEVE


 

 

  • DEBEVE Jean Baptiste Antoine Joseph

         Né le 16 avril 1858 à Haulchin, il est "de la classe 1878", n° 110 de tirage dans le canton de Valenciennes-Sud, Matricule 1129,  il est classé dans la 4e partie de la liste de recrutement cantonal.

    • La 4e partie : service auxiliaire, créé par la loi de 1872. Il est destiné aux jeunes gens inaptes au service actif mais suffisamment aptes à un service dans des corps non mobilisables (construction et réparation des voies ferrées,  subsistances et magasins...)


         Il aura donc un parcours "simple" passant dans la réserve d'active le 1/7/1884, dans la territoriale le 1/7/1888, dans la réserve de la territoriale le 1/11/1898 pour être libéré définitivement du service militaire le 1er Novembre 1904.

         A noter que la fiche matricule est conforme à l'instruction du 28 décembre 1879, ce modèle se différencie principalement par la présence d'une ligne pour le culte : Catholique dans le cas de Jean-Baptiste DEBEVE

 

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  • DEBEVE Pierre François Joseph

          Né en 1861, il est de la "Classe 1881", Matricule 1355, affecté au 31e RI le 5/12/1883, renvoyé en congé le 22/09/1886, il passe dans la réserve d'active le 1/7/1887 ; après des périodes au 127°RI de Valenciennes en 1888 et 1890 il passe dans la territoriale ( 2°RIT) le 1/11/1895, est promu Caporal le 10/11/1896 à la suite d'une nouvelle période, et passe dans la réserve de la Territoriale le 1/11/1901, pour être finalement libéré du service militaire le 1/11/1907.

           A la date de la mobilisation il a donc près de 53 ans et ne sera pas concerné.

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  • DEBEVE Jules

         Né en 1890, il est "de la classe 1910". N°64 de la liste de recrutement de Valenciennes-Sud, il est déclaré "Bon pour le service" sous le n° Matricule 717. Il est incorporé au 8e régiment de Hussards stationné à Verdun le 1/10/1911 comme cavalier de 2e classe, matricule 1408.
    Maintenu sous les drapeaux par application de l'article 33 de la loi du 21 mars 1905 ; Passé dans la réserve le 8 novembre 1913. Certificat de bonne conduite "Accordé" (Cette loi faisait passer le service militaire de 5 à 2 ans, sans dispense, et moyennant des "périodes") Rayé des Contrôles le 8/11/1913

         Il est rappelé à l'activité par le décret du 1er Août 1914 de mobilisation générale et arrive le 2 Août au 2e Régiment de Hussards. Celui-ci est stationné à Reims et pour partie à Verdun.

         Sans que l'ESS dise pourquoi, il est "maintenu service armé" par la commission spéciale de réforme d'Angers du 6 avril 1916.  A cette Commission, instituée par la loi du 17 Août 1915 "Seront également présentés les hommes du service armé qui seront proposés par les médecins chefs de service comme susceptibles d'être versés dans le service auxiliaire." Il est cependant rayé des Contrôles le 7 avril  pour être détaché aux établissements Delaunay-Belleville à St Denis, ce qu'il doit probablement à son métier d'ajusteur.

    93465575

     


         Il passe au 1er Régiment de Zouaves le 1er juillet 1917 en exécution de la décision ministérielle 10849-1/11 du 25 mai 1917 (tout en gardant son affectation en usine). Rentré au dépôt le 15 mai 1918, relevé d'usine par application de la loi Mourier du 10 Août 1917  fixant les affectations aux unités combattantes.   

         Il est de ce fait versé au 2e Groupe d'Aviation (D.P.T.O.)[sic, pour plus probabement Dépot du Personnel Technique de l'Aviation] en exécution de la note 11315 du GQG 1er bureau du 9/05/1918.
    Sa fiche "aéro" donne quelques chiches informations :
    • Vient du 18e inf (Relevé d'usine) le 27/05/1918
    • 29/05/1918 : Parti parc 9, Circulaire GQG n° 686 du 29/5/18
    • 25/10/1918 : vient du Parc 9.
    • 21/11/1918 : parti réserve générale de l'aéronautique à Étampes. Annexe 11, GQG 21514 du 14/11/1918

    Envoyé en congé illimité le 20 juillet 1919 échelon 7 n° 2367 par la direction départementale aérienne de Lille.

         Versé au 9e régiment du génie, il sera dégagé de toute obligation militaire le 15/10/1939.
    Ses campagnes contre l'Allemagne seront validées du 2/08/1914 au 04/04/1916 et du 18/05/1918 au 19/07/1919.

    Je n'ai de lui qu'une photo, datée par son filleul (mon père) de 1918 :

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  • COLLET François Louis Joseph

    Né en 1856, Matricule 188 de la classe 1876, il effectue son service actif au 15e Regiment d'artillerie, du 28/12/1877 au 31/09/1878. Il est libéré du service le 01/11/1902.

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  • COLLET François Jean

         Né en 1890 (donc de la classe 1910) il est le fils de DEBEVE Odile Joseph et de COLLET François Louis Joseph ; inscrit sous le n°68 de la liste de 1910, déclaré "bon pour le service" sous le n° matricule 721, il est incorporé au 91e régiment d'infanterie stationné à Mézières (Ardennes) le 7 octobre 1911 sous le n° matricule 4547. Nommé soldat de 1ère classe le 3/10/12, il est maintenu sous les drapeaux par application de l'article 33, loi du 21 mars 1905 [ramenant la durée du service à 2 ans sans dérogation] et rendu à la vie civile le 8/11/1913, date à laquelle il passe dans la réserve.

    Certificat de bonne conduite "accordé"

        Il est rappelé à l'activité par l'article 40 de la loi ci-dessus et arrive au corps le 2 Août 1914, premier jour de la mobilisation générale, matricule 6547.


        L'historique du régiment nous permet de le suivre :


    HISTORIQUE
    du
    91° Régiment d'Infanterie


    • 5e armée
      • 2°Corps d'Armée
        • 4° Division Infanterie
          • 7e brigade d'infanterie
            • 91° RI

    PREMIERS COMBATS
    1er Août 1914 - 23 Août 1914


         Le 1er août 1914, le 91e R.I. s'embarque en chemin de fer à Charleville. Malgré l'émotion générale, le silence le plus recueilli ne cesse de régner jusqu'au moment du départ des trains, où, d'un même cœur et avec la même foi, tous entonnent la Marseillaise.

        Débarqué à Stenay le jour même, le Régiment gagne les emplacements prévus par le dispositif dit « de couverture », dans la région qui prolonge les Hauts-de-Meuse, au nord-est de Stenay ; il stationne dans la région de Vittarville, incorporant son deuxième échelon et se tenant prêt à toute éventualité.
        Le 10 août, le 91e, qui est en position d'attente entre Mangiennes et Pillon, reçoit la mission d'arrêter l'ennemi, de le forcer au combat pour évaluer ses forces. Appuyé par de l'artillerie, un bataillon ennemi se dirige sur Mangiennes. Il ne peut continuer sa progression, enrayée par les feux de mousqueterie des 2e et 3e bataillons ; il se voit même obligé de se retirer en désordre,
    laissant aux mains du 91° deux canons de 77, trois mitrailleuses, et abandonnant sur le terrain de nombreux morts et blessés. Cette première rencontre avec l'ennemi marque le premier succès du 91e R. I., auquel l'ordre n. 3 de la 4. D. I. du 11 août 1914 apportait les vives félicitations de son chef, le général Rabier, "pour avoir brillamment rempli son rôle de couverture ". Le colonel Blondin et le commandant Beslay étaient cités à l'ordre de l'armée.


    Suivront les combats de Neufchateau, puis, du 22 Août 1914 au 6 Septembre 1914,  la retraite et la bataille de la Marne.

        ARGONNE
    15 Septembre 1914 - 15 Janvier 1915


         La région boisée et ravinée de l'Argonne occidentale, où le 91e va séjourner pendant une première période de quatre mois, possède un caractère bien particulier. Le terrain, formé de cette « gaize » argileuse qui rend les communications si difficiles par temps pluvieux et qui est privé de voies d'accès, était à lui seul un ennemi. Les épais fourrés, les nombreux accidents de terrain empêchant toute vue directe, aggravant de difficultés les moindres mouvements, ne permettaient pas de déceler les intentions de l'ennemi qui pouvait, par contre, utilisant ces circonstances, agir en toute sécurité. Cette position était d'autant plus importante que l'Argonne commande l'unique voie ferrée qui autorisait le ravitaillement du camp retranché de Verdun. La conservation de ce bastion, falaise avancée de l'Ile-de-France, était primordiale.

    La poursuite s'était arrêtée devant Servon, où le 91e creusa ses premières tranchées; avec la 3e D. I., il participa, le 22 septembre et les jours suivants, il l'attaque de ce village. Les rafales de 105, les tirs de mitrailleuses, ne permirent pas de progresser et causèrent des pertes sensibles (commandant De Belenet, blessé). L'ennemi ne put s'enorgueillir d'un succès, car ses attaques renouvelées restèrent vaines.


        C'est au cours de ces opérations que le soldat COLLET François Jean est blessé au ventre, il décède de ses blessures le 27 septembre 1914 à Ste Menehould, ambulance 9-22, déclaré "Mort pour la France", comme l'authentifie sa fiche sur le site "Mémoire des Hommes"

    92351199


    fiche visible ICI ainsi que sa transcription que j'ai eu l'honneur de rédiger.


    Son corps repose avec 276 autres soldats Français dans l'ossuaire de la Nécropole Nationale de Ste Menehould, comme l'indique sa fiche du site Sépulture de Guerre.

    Voir l'album photos : clic !     

    92353637

           (puis Cliquez sur "Diaporama")         

  • Comme le spécifie le document de mémoire des hommes, son acte de décès a fait l'objet le 18 mai 1920 d'une transcription à Trith St Léger, ainsi rédigée :

    Transcription de l'acte de décès de COLLET François Jean

       Le Dix Huit mai 1920, 10h du matin, l’acte de décès ci-dessous a été transcript par Nous Jules Brisville adjoint et par délégation spéciale officier de l’Etat-Civil de Trith St Léger et conformément à l’article 77 du code civil –

         Le Directeur du Service Général certifie qu’un registre d’Etat-Civil tenu à l’ambulance 9-22 ou ambulance coloniale N°9 Actuellement déposé aux Archives de la guerre contient un procès-verbal de déclaration de décès conçu ainsi qu’il suit. Aujourd’hui 27 Septembre 1914 à Sainte-Menehould devant Nous Monsieur Fontaine Toussaint Jules Célestin, Officier d’Etat-Civil sont comparus Officier de 1° classe de Réserve les sieurs Vautrin Charles adjudant infirmier des troupes coloniales matricule 104 et Lenoir Maurice Louis Jules soldat infirmier des troupes coloniales lesquels nous ont déclaré que Collet François Jean soldat de 2° Classe 91° de Ligne N° Matricule 6547 Fils de François Louis Joseph et de Debève Odile Joseph né le 23 Mars 1892 à Maing domicilié à Trith St Léger est décédé à Sainte Menehould le 27 Septembre 1914 « Mort pour la France » par suite de plaie pénétrante à l’abdomen. De tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal qui a été signé par nous et les témoins après lecture.

    Vu et approuvé
    J Brisville

  • Son nom figure, avec la simple initiale de son prénom (F.) sur l'actuel monument aux morts de Trith-St-Léger :

    92354236

  •   Le monument :

    92354290

     

  •  Les noms gravés sur les colonnes :

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  •   Son nom figure avec celui de son frère sur le Livre d'Or du Ministère des Pensions :

    COLLET_LO

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  • COLLET Henri Aimé

          Né en 1894 (donc de la classe 1914) il est le fils de DEBEVE Odile Joseph et de COLLET François Louis Joseph ; inscrit sous le n°78 de la liste de 1914 à Valenciennes-Sud, déclaré "bon pour le service" sous le n° matricule 885.

    Nous n'en saurons pas plus sur ses affections car son État Signalétique et des Services a été détruit, fort probablement dans l'incendie des archives de Valenciennes en Mai 1940. Il ne subsiste qu'un Feuillet Nominatif de Contrôle reconstitué qui ne contient que les maigres informations ci-dessus.

    Viennent s'y ajouter - malheureusement- celles contenues dans sa fiche de décès du site mémoire des hommes :

    92364988
    fiche visible ICI ainsi que sa transcription que j'ai eu l'honneur de rédiger.

            On y apprend que soldat au 87°RI caserné à Saint-Quentin en 1914, il a été porté disparu le 3 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne). Déclaré "Mort pour la France",  son décès sera officialisé par jugement transcrit à Trith-St. Léger le 13 Décembre 1921, dans lequel il est précisé qu'il était célibataire (voir ci-dessous).

         Comme souvent, lorsque la famille apprend qu'un soldat est porté disparu, elle tente de se renseigner par le biais de la Croix-Rouge, dans l'espoir de savoir qu'il est prisonnier, dans le cas d'Henri Collet la réponse a été négative, il faut attendre le jugement pour une certitude.

    CICR
    La famille étant en zone occupée,
    et la plupart du temps sans aucune nouvelle du front et des soldats,
    la demande a été formulée par un petit-cousin:
    Leon COLLET, Soldat au 43e RI, qui pouvait écrire au CICR.


    Transcription du jugement de décès
    de COLLET Henri Aimé


         Le Treize Décembre 1921, 10 heures du matin.
    Le jugement ci-dessous a été transcrit : Le tribunal, vu la requête qui précède présentée par M. Le Procureur de la République, les renseignements fournis et les pièces produites à l’appui desquels il résulte la preuve que COLLET Henri Aimé est disparu du fait de la guerre depuis plus de deux ans, Vu l’article 99 de la loi du 25 juin 1919, 
         Après en avoir délibéré conformément à la loi Déclare constant que Henri Aimé COLLET né à Haulchin le 9 septembre 1894 fils de François Louis Joseph et de Odile Joseph Debève Célibataire exerçant la profession de tourneur demeurant à Trith St Léger soldat au 87° Régiment d’Infanterie disparu à Mesnil les Hurlus (Marne) est décédé le 3 Mars 1915 «  Mort Pour la France ».

    Dit que le présent jugement tiendra lieu de l’acte de décès qui n’a pas été dressé, qu’en conséquence son dispositif sera transmis sur les registres de l’Etat-Civil de la commune de Trith Saint Léger pour l’année courante et que mention en sera faite sur les registres des actes de décès de la même commune pour l’année 1915 en marge de l’acte le plus voisin du décès de COLLET Henri Aimé. Dit que la minute du présent jugement et l’expédition qui en sera délivrée à M. le Maire de Trith St Léger seront visés pour timbre et enregistrés gratis. Ainsi fait et jugé en audience publique le 24 novembre 1921 par messieurs Bouillon Président Devey juge, Vendron juge suppléant en présence de M. Flaell Procureur de la République assistés de M. Lecocq commis greffier. Signé Bouillon et Lecocq.

    En marge se trouve la mention suivante : visé pour timbre et enregistré gratis Valenciennes A.J. le 29 Novembre 1921 f 91 C 12 signé Dulais. La présente transcription a été faite par Nous Jules Brisville Adjoint au Maire de Trith St Léger. Officier d’état Civil par délégation spéciale

    Vu et approuvé
    J Brisville


    L'Historique du 87e RI situe les différents lieux des combats :


    HISTORIQUE
    du
    87° Régiment d'Infanterie


    • 5e armée
      • 2°Corps d'Armée
        • 3° Division Infanterie
          • 6° Brigade d'infanterie
            • 87e RI

     


     

    • Août 1914 : Virton.
    • Août-Septembre : La Bataille de la Marne (Favresse, Haussignemont, Blesmes).
    • Septembre 1914-Février 1915 : Argonne (Vienne le Château, Servon, Côte 140, Four de paris, Côte 176, Bois de la Gruerie).

    CHAMPAGNE (1915)
    ---o---

        En Champagne, du 25 février au 6 mars 1915, le 87e participe dans une très large part à l'enlèvement de la Côte 196, au Nord de Mesnil-lès-Hurlus, ne lâchant pas un pouce de terrain, malgré la violence des contre-attaques ennemies menées par des troupes fraiches de la Garde Prussienne.

    L'Ordre 35 de la D.I. relate ces faits :
    Le 87e R. I. , arrivé sur le terrain des attaques le 25 février, a partout attaqué l'ennemi avec vigueur.
    Le Commandant POINTURIER s'est couvert de gloire le 26 en entraînant, avec la plus grande vaillance, son Bataillon à l'assaut des premières et deuxièmes lignes allemandes et la Côte 196, qui ont été prises toutes les deux.
    Les unités du 87e ont repoussé vigoureusement toutes les attaques.
    La 8e Compagnie a fait, le 4 mars, 53 prisonniers.
    Les 9e et 10e Compagnies ont prêté un vigoureux appui au 120e R. I. le même jour.
    Le Commandant HUMBEL, le Capitaine de COUESBOUC, le Capitaine VERDAVAINE se sont fait remarquer par leur bravoure.
    Le Général Commandant la 3e D. I. cite le 87e pour son entrain et sa belle attitude sur le terrain des attaques. Il félicite son chef : le Colonel RAUSCHER.


      Au cours de ces journées glorieuses, le 87e a subi des pertes cruelles. 

    Officiers : 11 tués, dont 2 Chefs de Bataillon : le Commandant POINTURIER et le Commandant RICHARD ; le Capitaine PAROISSIEN, connu de tout le Régiment pour sa bravoure et sa valeur ; 16 blessés, parmi lesquels le Lieutenant RENAUX, demeuré aveugle, et 1 disparu.
    Hommes
    : 180 tués, 600 blessés et 400 disparus, la plupart tués dans de violents corps à corps.


    Le Journal de Marches et Opérations du 87eRI décrit la journée du 3 mars 1915 avec plus de précision :


       3 Mars 1915
        Vers 0h30 les 1e, 2e et 4e Cies recoivent l'ordre d'aller faire des tranchées en avant du Bon Hayot du 51e à la côte 196. A 5h deux compagnies du régiment de la garde prussienne contre attaque la 3e Cie. Cette contre attaque est repoussée et la 3e Cie fait 50 prisonniers. Vers 9h le 120e ayant dû abandonner des éléments de tranchées vers la côte 196 les 1e 4e et 2e Cies sont contraintes de se replier dans la tranchée du 51e qui se trouve prise d'enfilade par le tir ennemi. Vers 16h des fractions du Bon se trouvent coupées et faits prisonniers concurremment avec un groupe d'hommes du 51e après un violent corps à corps .
    Le 1er Bon perd un officier (ss-lt Desrousseaux) et 31 tués, 2 officiers (Cdt Richard, Cne O'Kelly) et 92 blessés et 130 disparus. Le commandement du 1er Bon est pris par le ss-lt de réserve Miroy, seul officier restant au Bon


    3e Bon Les 11e 12e Cies reçoivent l'ordre de se porter en renfort du 1er Bon du 120e pour reprendre une tranchée perdue par le Bon pendant la nuit. Ces deux compagnies renforcées par un peloton de la 10e parviennent à reprendre les 3/4 de la tranchée et y établissent un barrage : 9 hommes sont tués, le ss-lt Tangle et 12 hommes sont blessés.
    la 9e Cie est mise à la disposition du Bon Hayot.

    2e Bon situation inchangée



    92377025
    Le secteur de Le Mesnil-les-Hurlus




    Son nom figure-t-il sur l'actuel monument aux morts de Trith-St-Léger  ? Au coté de celui de son frère François Jean ?


  •     Je n'ai pas trouvé d'autre soldat Mort pour la France de ce nom à Trith que Collet Edmond fils de COLLET Emile Guislain Joseph et de VANDEN BULCHE Rosalie Josephe, né à Trith le 30/04/1883, soldat du 6° RAP, décédé le 28/01/1915 à la tranchée de Calonne. Il est possible que les prénoms "François Jean" de son frère aient créé une confusion. Après une demande d'information auprès de la mairie de Trith, le conseil municipal a décidé de rajouter le nom de COLLET Henri sur le monument, ce dont je le remercie vivement.

    MaMTrith

    •   Le monument :

      92354290

       

    •  Les noms gravés sur les colonnes :

      92354302

  •    Son nom figure avec celui de son frère sur le Livre d'Or du Ministère des Pensions :

COLLET_LO

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  • CAFFIAUX François Aimé

         Né le 25 avril 1864 à Bermerain, il est "de la classe 1884",  n°215 de tirage dans le canton de Valenciennes-Sud, et le conseil de révision le déclare "bon" sous le matricule 391.

         Il part le 27/11/1885 pour le 127° Régiment d'Infanterie en garnison à Valenciennes, immatriculé sous le n° 22. Il est envoyé en disponibilité le 14 septembre 1886 en attendant son passage dans la réserve de l'armée active dans le même régiment.
    Il y accomplit 2 périodes d'exercices de 4 semaines en octobre 1891 et août 1895.

         Il passe dans la territoriale le 1/11/1898 au 2° RIT - en garnison à Valenciennes - où il effectue une période de 12 jours en octobre 1900,  puis dans la réserve de celle-ci le 1/11/1904, pour être libéré du service militaire le 1/10/1910.

 

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  • DEBEVE Ferdinand Eusèbe

         Né en 1868, il est le premier des Debève à être frôlé par la guerre puisqu'il a 46 ans à la mobilisation générale du 2 Août 1914.

         De la classe 1888, N°200 au tirage du canton de Valenciennes-Sud (Haulchin), il est déclaré "bon pour le service" par le conseil de révision de Valenciennes et part pour le 8e Régiment de Chasseurs (à Pied) en garnison à Amiens le 11 Novembre 1889, où il est immatriculé sous le n° 686. Il est envoyé en congé le 28 septembre 1892 en attendant son passage dans la réserve de l'active qui survient le 1/11/1892.
    Certificat de bonne conduite accordé.


         Après deux périodes d'exercices de 4 semaines au 27e Régiment d'artillerie (St Omer) en septembre 1895 et octobre 1898, il est versé dans l'armée territoriale le 1/11/1902, puis effectue une dernière période de 15 jours en septembre 1905, passe dans la réserve de la territoriale le 1/10/1908, et devait être libéré du service militaire le 1/10/1914, date à laquelle la guerre a éclaté depuis 2 mois.

         De ce fait, et c'est la seule information que donne son État Signalétique et des Services, il est libéré du service militaire le 30/11/1918. (Circulaire ministérielle du 15/11/1918)
    Difficile de savoir s'il était resté en pays envahi,  la dernière adresse porté sur sa feuille matricule est à Billancourt, mais la date est incertaine : 1915 (plus probablement) ou 1925.



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  • DEBEVE Léon Jules

         Né en 1872, il est de la classe 1892,  n° de tirage 268 à Valenciennes-Sud (Haulchin), il est déclaré "bon pour le service"  au centre de recrutement de Valenciennes, matricule 525.

         Il part pour le 23° Dragons le 16 novembre 1893, matricule 2090. Envoyé dans la disponibilité le 22/09/1896, certificat de bonne conduite accordé, il passe dans la réserve de l'active le 1/11/1896. Après deux périodes d'exercices de 4 semaines (au 23° régiment de Dragons) en février 1899 et février 1902, il passe dans l'armée territoriale le 01/11/1906, puis dans la réserve de la territoriale le 1/10/1912, il est initialement prévu qu'il soit libéré du service le 1/10/1918.

    L'historique du 23° Dragons situe ainsi le régiment, rappelant son prestigieux passé :

    HISTORIQUE
    du
    23° Régiment de Dragons

       L'arrêté consulaire du 24 septembre 1803, créa trente régiments de dragons et fit passer le 14e de cavalerie dans cette arme, où il prit le n° 23. Désigné en 1805 pour faire partie du 8e corps de la Grande Armée, le 23e dragons poursuit, sous les ordres de Masséna, les Autrichiens à travers le Frioul et la Styrie, opère dans le royaume de Naples, pacifie les Calabres, assiste au siège et à la prise de Reggio, puis à tous les combats de la campagne de 1809 jusqu'à la bataille de Wagram où il se couvre de gloire et mérite de voir ce deuxième nom illustrer son étendard.

       Le 23e dragons fait ensuite partie de la 3e Division de réserve de cavalerie de la Grande Armée, et prend une part glorieuse aux combats et au passage de la Bérésina (1812). C'est le troisième fleuron de sa couronne.


        Dans l'année suivante (1813), il y ajoutera le quatrième, ayant eu l'occasion de se distinguer d'une façon particulièrement brillante à la bataille de Dresde.

        Enfin, le 23e dragons prend part à la campagne de France de 1814. Il combat vaillamment à Lisy, à la Fère Champenoise et devant Paris.

        Licencié le 14 mai 1814, le 23e dragons est reformé par décret du 29 septembre 1873 à Meaux, et incorporé à la 4e Division de cavalerie indépendante. En 1886, il est envoyé à Sedan, d'où il ira tenir garnison à Vincennes, en 1900, jusqu'à l'heure solennelle de son enlèvement pour la Frontière, le 31 juillet 1914.



        C'est donc dans l'armée territoriale que le télégramme ministériel du 3 décembre 1914 le rappelle à l'activité.
    Arrivé au corps le 8 février 1915, il est affecté au groupe territorial du 41e Régiment d'Artillerie. Il passe au 112 régiment d'artillerie lourde le 12 mars 1916, au 105e R.A.L le 1er mars 1918, au 416e RAL le 8 Août 1918, au 85 R.A.L. le 22/8/18 et enfin au 13e RAL le 18/12/18. Il est finalement envoyé en congé illimité le 26 décembre 1918.

    Ses campagnes contre l'Allemagne seront validées du 8 février 1915 au 25 décembre 1918, mais il ne sera définitivement libéré du service militaire que le 1er octobre 1919.


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  • DEBEVE Antoine

         Né en 1876, il est de "la classe 1896", No 305 de tirage dans le canton de Valenciennes-Sud (Haulchin) ; déclaré "bon pour le service" par le conseil de révision de Valenciennes, il part le 15 novembre 1897 pour être incorporé au 4° Régiment de Cuirassiers stationné à Cambrai depuis le 19 septembre 1889 dans la caserne Mortier prévue pour quelques 1100 hommes et 600 chevaux, et ce jusqu'à la déclaration de guerre.
       
         Immatriculé sous le n°3256, il est cuirassier de 2° classe le 15/11/1897, envoyé en congé le 22/09/1900 en attendant son passage dans la réserve.

    Certificat de bonne conduite "accordé".

    • Peut-être (probablement) y croisa-t-il mon grand'père maternel, DUVERGER Alfred qui sera incorporé au "4e Cuir"  de 1898 à 1901.

    • Par un autre hasard de la petite histoire c'est dans cette même caserne Mortier, devenue centre de sélection n°2 que j'ai passé ce qu'on appelait alors "les 3 jours", et qui en 1972 n'en duraient plus qu'un et demi. Au cours du séjour on y passait des batteries de tests, physiques (non sportifs !) et intellectuels, pour savoir si on était "toujours bon"...

        Debève Antoine passera dans la réserve de l'active le 1/11/1900, il y accomplit deux périodes d'exercices de 4 semaines au 15e régiment d'artillerie en mars 1903 et mars 1906.
    Le 1/10/1910 le voit passer dans la territoriale, dont la réserve l'attend au 1/10/1916, pour une libération le 1/10/1922 ... ...
    En attendant, il accomplit au groupe territorial du 41e Régiment d'artillerie une période de 8 jours en février 1912.

        Rappelé à l'activité à la mobilisation générale du 2 Août 1914 (décret du 1er), il arrive "non convoqué, muni d'un fascicule Z" (sic) au 41e d'artillerie le 25 septembre 1914.  (De couleur blanche, ce fascicule Z est remis aux hommes placés dans la position "sans affectation"à l'issue de la période d'active)

    • L'invasion du valenciennois ayant eu lieu dès le 23 Août 1914, c'est donc volontairement que Debève Antoine s'est présenté, après avoir quitté son domicile à Denain (quartier de Chabaud Latour, probablement une maison propriété des mines d'Anzin) et sa famille (il s'est marié en 1904), puis traversé les lignes allemandes ; le front -non stabilisé- étant encore suffisamment poreux à cette époque pour permettre de retrouver nos lignes. Le régiment se trouve alors à Roucy, une 20aine de kms au Nord-ouest de Reims. Encore fallait-il le localiser ! Il est probable qu'il a été orienté au vu de son livret militaire et de sa dernière période d'exercices. La bataille de la Marne se terminait, la course à la mer n'avait pas encore verrouillé la ligne de front, en tous cas, il est passé !
      • On ne peut généraliser sur 2 exemples, mais curieusement, mon grand-père maternel du 4° Cuir aura le même comportement à peu près aux mêmes dates : rejoindre l'armée en zone libre.


          Cependant, sa qualité de mineur le désigne à une tâche moins militaire mais indispensable : il est mis en sursis aux mines de Decazeville où il entre en fonction le 1er Mars 1916, registre dont il est rayé le 18 janvier 1919. Le 22 janvier il est envoyé en congé illimité par le 165°RI et se retire à Haulchin, rattaché au 127°RI, mais classé dans l'affectation spéciale au titre des mines d'Anzin du 9 Janvier 1924 au 9 novembre 1925, date à laquelle il est libéré du service.

      Selon l'historique du 41e RA, il participera aux

      • Combats devant Bouffigneux (1914)
      • Combats devant Soupir et de Champagne (1914)
      • Combats de la Woëvre autour de Verdun (1915)
      • Ceux du massif de Saint-Thierry (1915-1916)


      Ses campagnes seront ainsi décomptées :

      • Aux armées du 25/09/1914 au 1/03/1916
      • Sursis aux mines du 1/03/1916 au 18/01/1919
      • Intérieur du 18/01/1919 au 22/01/1919

 

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  • BECQUET Henri Romain Jean Baptiste

        Né le 13/07/1877 à Loon-plage, il est "de la classe 1897", n° 26 de tirage dans le canton de Gravelines, déclaré bon pour le service sous le n° matricule 1896.
        Il est incorporé au 127°RI en garnison à Valenciennes à compter du 16/11/1898, matricule 9306. Il est envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1901, certificat de bonne conduite "accordé". il passe dans la réserve de l'armée active le 1/11/1901.


       Il est préposé aux Douanes de Lille à partir du 1er septembre 1902 : depuis 1802 les douaniers sont des militaires,(ils regagneront le giron de l'administration en 1945) le décret du 14 juin 1894, portant création de la Médaille d'Honneur des Douanes, reconnaît dans son préambule que les agents du service actif des douanes peuvent être considérés comme «des soldats constamment en campagne»
    • "En effet, sentinelles attentives à la frontière, les brigades des douanes veillent tant à la sauvegarde des intérêts du fisc et du commerce national qu'à la défense éventuelle du territoire, pour laquelle elles sont organisées militairement."(Rapport de Monsieur Raymond Poincaré Ministre des Finances à Monsieur Sadi Carnot Président de la République)

    De ce fait il est dispensé des périodes d'exercices, et passe dans la territoriale le 1/10/1911.

         Rappelé à l'activité (décret de mobilisation générale du 1er Août 1914), il rejoint le 23 Août le Bataillon de Douaniers n°1bis, et passe au 1er Bataillon Actif le 25/12/1915.  (Décision du 25/11/1915 du général en chef) Il est remis à la disposition de l'administration des douanes le 5/12/1917, puis de la Direction des Douanes de Boulogne sur Mer le 16 février 1918. Il est nommé à [la douane de] Chéreng (Direction de Lille) le 1er Mai 1919, pour être libéré du service militaire le 10/11/1926.

    Ses campagnes contre l'Allemagne seront validées du 2 Août 1914 au 11 Février 1919.

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  • DEBEVE Jean Baptiste

         Né le 19 Août 1893 à Haulchin, fils de DEBEVE Jean-baptiste et de MATHIEU Amandine, inscrit sous le n° 88 de la liste du canton de Valenciennes-Sud, classé dans la 1ere partie de la liste de 1913, n° Matricule 1149.

         Il est incorporé au 164 Régiment d'infanterie le 27 novembre 1913, soldat de 2e classe le dit jour sous le n° matricule au corps 4099. Le régiment, formé le 15 avril de la même année, est caserné à Verdun et Longwy et affecté à la Défense de la forteresse de Verdun.


         A partir de la mobilisation, on trouve le régiment successivement :
    • 1914
             Meuse : Étain (24-25 août)
             Bataille de la Marne (5 au 13 septembre) Juvécourt (6 sept.)
            Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Saint-Mihiel (26-28 septembre), Mort Homme et bois de Cumières (29 septembre)
    • 1915
             Opérations d'avril en Woëvre : Gussainville (5 avril) (fermes du Haut Bois et de l'hôpital)
             Opérations en Woëvre : Bois Le Prêtre (avril)
    • 1916
             Bataille de Verdun : Herbebois (21-24 février)

          C'est au combat du bois de l'Herbebois que DEBEVE Jean Baptiste est porté disparu le 22 février 1916, présumé prisonnier, (avis du 23/02). il a en réalité été blessé et décède des suites de ses blessures le 29 février 1916 à l'hôpital d'étape de Pierrepont. ( avis officieux du 12 mai 1916).
         Le décès sera officiellement fixé au 29/05/1916 par jugement déclaratif rendu le 29 Juin 1921 par le tribunal de Valenciennes, déclaré "Mort pour la France".

    94693317



    Le monument aux morts d'Haulchin
    95115326

    95115343
    où figure le nom de Jean-Baptiste DEBEVE

    95115375
    La statue

  •   Son nom figure  sur le Livre d'Or du Ministère des Pensions :

    DEBEVEJBLO



       

    Historique du 164e Régiment d’Infanterie.
    21-23 février 1916


        Jusqu'au 21 février 1916, les bataillons sont donc employés à des travaux défensifs ; période dont le calme même semble le signe précurseur du grand combat, de la grande bataille : Verdun (21 février 1916).

    Bataille de Verdun (21-26 Février 1916)
        Le secteur d'Ornes et de l'Herbebois était devenu plus actif que pendant l'hiver 1914-1915 où le 164e l'avait occupé pour la première fois.
    De nombreux indices faisaient prévoir les intentions offensives de l'adversaire : travaux considérables effectués tant dans la région du Cap que sur les Jumelles d'Ornes ou dans la forêt de Spincourt, brèches pratiquées dans les réseaux ennemis, circulation anormale sur les routes, etc.
        Notre artillerie exécutait des tirs nombreux sur le s organisations allemandes, et les travaux de défense étaient poursuivis avec une rapidité fiévreuse, sous l'énergique impulsion du commandant Bodot et ducapitaine Vincendon.
        Au moment de l'attaque du 21 février, le 164e avait ses trois bataillons en ligne : le 1e occupait le bois de Ville; le 2e tenait l'Herbebois; le 3e était chargé de la défense d'Ornes. Les centres de résistance que constituaient ces organisations, étaient placés sous le commandement du lieutenant-colonel Roussel, commandant le sous-secteur.
        En prévision de l'attaque, des éléments de la 51e division d'infanterie étaient venus renforcer les garnisons des centres de résistance.
    Le 21 février, à 7 h. 30, commence la plus violente préparation d'artillerie qui ait été vue jusque-là. La forêt de Spincourt est pleine de pièces de gros calibres qui bombardent sans arrêt nos organisations. En peu de temps, les arbres sont broyés, de nombreux abris effondrés, toutes les organisations téléphoniques coupées.
    Le bombardement se poursuit jusqu'à l'entrée de la nuit.
        Vers 10 heures, les Allemands lancent en avant de fortes reconnaissances et attaquent sur toute la ligne: partout, l'ennemi enlève nos tranchées et progresse au delà.
        Au bois de Ville, le capitaine Laroche est mortellement blessé en contre-attaquant bravement à la tête d'une section de réserve. La défense acharnée de nos éléments avancés, permet aux 2e et 3e compagnies d'établir un barrage à peu de distance de notre ancienne ligne, et de recueillir les débris de deux autres compagnies. On se retranche. L'avance ennemie est provisoirement enrayée.
        A l'Herbebois, l'ennemi. s'infiltrant par les bois de la Montagne et le chemin de terre de Soumazannes-St-André avait presque entouré la compagnie Padieu (7e). Le commandant Bodot rétablit la situation en contre-attaquant vigoureusement avec deux sections de la 3e compagnie et des éléments rassemblés hâtivement (coureurs, pionniers du bataillon, fourriers, cuisiniers, etc.). La compagnie Padieu est dégagée, les assaillants sont rejetés de la ligne de soutien ou ils avaient pris pied. L'ennemi se retranche fiévreusement pendant la nuit et garnit de mitrailleuses toutes ses positions. Le 22, matin, nous exécutons deux nouvelles contre-attaques avec l'appui de renforts des 223e et 327e, elles demeurent infructueuses mais nous permettent de ramasser 74 prisonniers.
    A 7 heures, le bombardement reprend surtout sur le bois de Ville, où l'ennemi va porter son principal effort. A midi, le bois est débordé largement à l'ouest. La 3e compagnie et le 223e opposent une courageuse résistance; les 4e et 1e compagnies du 164e contre-attaquent avec vigueur, mais la supériorité numérique de l'assaillant est écrasante, tous nos efforts restent vains.
    L'ennemi arrive par le sud-ouest, prenant les défenseurs à revers; il parvient au poste de commandement du centre de résistance. Toutes les fractions du bois de Ville sont entourées. Le 1e bataillon du 164e est anéanti. Il n'y a plus dans le bois de Ville que des résistances locales, magnifiques d'ailleurs, et dont les évasions de prisonniers nous ont apporté l'écho; l'ennemi s'avance jusqu'à la lisière nord de la Wavrille où il est arrêté.
    Dans l'après-midi du 22, les Allemands prononcent sur l'Herbebois une série d'attaques partielles, toutes repoussées. Nos fantassins maintiennent l'ennemi en respect. On lutte à la grenade, car il n'y a plus de cartouches; les coureurs sont merveilleux d'endurance et de courage. Le bombardement continue pendant la nuit du 22 au 23, la coupe aux abris est écrasée. Les environs du poste de secours sont encombrés de cadavres. Le bombardement atteint son maximum dans la matinée du 23, après l'échec d'une nouvelle attaque menée à 4 heures du matin
    .

    (.....)

    Le recul du temps devait mettre en pleine lumière,
    d'une façon plus éclatante encore, la brillante conduite du 164e régiment d'infanterie, car, le 26 novembre 1917, par ordre "D" n° 6050, le régiment tout entier était
    cité à l'ordre de l'armée :

    164e RÉGIMENT D'INFANTERIE

    "Magnifique régiment, qui a donné, depuis le début de la campagne. les plus beaux exemples d'ardeur offensive, d'indomptable ténacité et de noble esprit de discipline; notamment dans les sanglants combats d'Ornes, en décembre 1914 et dans la défense opiniâtre de ses positions à Verdun, en février 1916. où, malgré les pertes sérieuses causées par un bombardement violent et continu, il résista jusqu'au bout défendant le terrain pied à pied et contre-attaquant sans cesse avec un entrain merveilleux et le plus bel esprit de sacrifice."


     

    94703624Secteur de l'Herbebois



          Initialement inhumé au cimetière militaire de Pierrepont - alors en zone occupée par les Allemands - tombe n°28, son corps est transféré au cimetière National de Pierrepont - Arrondissement de Briey (Meurthe et Moselle) tombe 30 le 4 Février 1924.
    de 4.000 soldats français, des civils belges, des russes… morts pendant la première guerre mondiale - See more at: http://www.lorrainedecoeur.com/2008/11/pierrepont-des-cimetieres-pour-le-souvenir#sthash.mnHVWdiG.dpuf


         Il y repose toujours, la tombe portant actuellement le n° 158.
    de 4.000 soldats français, des civils belges, des russes… morts pendant la première guerre mondiale - See more at: http://www.lorrainedecoeur.com/2008/11/pierrepont-des-cimetieres-pour-le-souvenir#sthash.mnHVWdiG.dpuf



    94693156

  •  3758 soldats reposent dans la Nécropole Nationale de Pierrepont
    dont :
    • Guerre 1914-1918 : 3045 soldats français dont 2342 en 2 ossuaires, 141 soldats belges, 2 soldats britanniques, 1 soldat roumain, 493 soldats russes.

94703939

 Voir également sur le site BEL-MEMORIAL.

  •  Ses campagnes contre l'allemagne sont décomptées du 2 Aoüt 1914 au 29 Février 1916.


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    • DEBEVE Auguste est né le 3 Février 1883 à Haulchin. Il est le fils d'Antoine et de RUIELLE Adelaïde.

      "De la classe" 1903, il est inscrit sous le N° matricule 1783 au recrutement de Valenciennes, et 05185 au Corps, le "0" initial signifiant qu'il est dans la réserve.

           Nous n'aurons malheureusement pas beaucoup plus d'information sur son parcours d'avant 1914 car le registre matricule correspondant a été détruit lors de l'incendie des archives avec le centre de la ville de Valenciennes en mai 1940, et il n'existe pas de reconstitution de son État Signalétique et des Services, le seul registre des feuillets nominatifs de contrôle établi en 1950 étant lacunaire, et l'existant est parfois en très mauvais état.

           Il épouse le 3 décembre 1907 à la Mairie de Prouvy Berthe Odivine DELHAYE (qui sera orthographié Delhy sur l'acte de décès établi à St Dizier)

          La mobilisation du 2 Août 1914 le retrouve au 18e Bataillon de Chasseurs à Pied, alors en garnison à Amiens, bien qu'il soit caserné à Longuyon en 1914.

      Il décède le 19 septembre 1914 à 16h à l'Hôpital de St-Dizier (Haute-Marne) des suites de ses blessures, déclaré "Mort pour la France" :

      94745803

       

      95119401
      Le monument aux morts de Denain ...

      98330966

       ...où figure le nom d'Auguste DEBEVE.

      A noter que ce monument rend un hommage nominatifs
      aux soldats Canadiens et Britanniques
      qui ont participé à la délivrance de la ville le 19 octobre 1918.

       

    • Son nom figure  sur le Livre d'Or du Ministère des Pensions :

      DEBEVEALO




            C'est enfin avec la découverte de sa citation portant mention de sa Croix de Guerre avec étoile de bronze dans le Journal Officiel de la République du 12 Août 1920 que l'on sait qu'il a été blessé à Maurupt le 10 Septembre  :

    • 95155879

      92218045


       

       

       Historique du 18° Bataillon de Chasseurs à Pied
      Août-Septembre 1914

      LA RETRAITE DE BELGIQUE
      (23 août-4 septembre 1914)

       

         A partir du 23 août, commence le grand mouvement de repli qui doit nous conduire à la Marne. Moins vivement pressée que le reste de l'armée française, la IVe armée recule lentement, conte­nant l'ennemi, reprenant parfois l'offensive, en belle ordonnance toujours, manoeuvrant et ne laissant en arrière ni troupes ni ma­tériel.

      (.....)

      Rapidement, la Division se dérobe par le défilé de Grand-Pré et la lisière ouest de l'Argonne pour ne s'arrêter que sur la Saulx le 5 septembre.

      C'est la Bataille de la Marne.

       

       

      95248215
      Le repli, jusque MAURUPT.

       

      Historique du 18° Bataillon de Chasseurs à Pied

      LA BATAILLE DE LA MARNE
      ET LA RETRAITE ALLEMANDE
      (5 septembre-18 septembre 1914)


      « Au moment où s'engage une bataille dont dépend
      le salut du pays, il importe de  rappeler à tous  que le
      moment n'est  plus de regarder  en arrière ; tous  les
      efforts doivent être employés à attaquer et refouler
      l'ennemi.  Une troupe qui ne peut plus  avancer devra,
      coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire
      tuer  sur place  plutôt  que de  reculer.  Dans  les cir-
      constances actuelles, aucune défaillance ne peut être
      tolérée. »
      6 septembre 1914
      Général JOFFRE
       

           La retraite avait été lugubre. Nulle part on n'avait senti de supé­riorité chez l'adversaire et. cependant on reculait ! Jusqu'où irait-on ? Allait-on abandonner ainsi la moitié de la France à l'ennemi ? Pourquoi ne se battait-on pas ?

           Le 5 soir, la nouvelle circula rapidement : « On fait tête. » Le lendemain, la bataille commençait. Posté le long de la Saulx, de Pargny à Sermaize, le Bataillon dispute pendant deux jours les passages de la rivière et du canal aux troupes du XVIIIe Corps de Réserve allemand.

           On se bat au pont du canal, à la ferme Ajol, à la Tuilerie de Pargny. Le capitaine DE MAISMONT est tué, au passage à niveau de la voie ferrée. Attaqué vigoureusement de front, débordé sur ses ailes, le Bataillon abandonne, le 7 au soir, la ligne de la Saulx pour se reporter sur le front Maurupt-Cheminon où, pendant deux autres journées, se livrent des combats sous bois. Le 10, au petit jour, l'ennemi tente un suprême effort. Il lance sur Maurupt cinq régiments d'infanterie, réussit à enfoncer la garnison du village dont il est maître un instant, mais il est aussitôt contre-attaqué et la journée se passe en une série d'actions extrêmement violentes qui ont pour résultat d'arracher à l'adversaire les restes fumants de Maurupt et de le rejeter dans le bois. Le 18e y prend une part glorieuse ; à la fin de la journée, beaucoup des siens sont restés sur le champ de bataille qui demeure, de l'avis de tous, l'un des plus impressionnants de la guerre. Là sont tombés le capitaine PERROT, le capitaine CARRIN, le lieutenant LINEL, les sous-lieutenants PAGNIEZ, LEFEBVRE et SUEUR ; le lieutenant BONNEF et le sous-­lieutenant SOURISSEAU sont grièvement blessés. Près du tiers des unités qui ont combattu en ce point est mis hors de combat.

           Mais grâce à l'effort fourni, l'adversaire n'a pu enfoncer notre front, et ce village de Maurupt marque la limite de son avance. Dans la nuit, il se replie ;

       

      Animation des journées du 5 au 15 septembre 1914
      les armées allemandes en rouge, les françaises en bleu.

      95260623
      Merci à jmm pour son autorisation et son site http://www.carto1418.fr/

       

             La journée où a été blessé DEBEVE Auguste est décrite en détail dans le Journal de Marches et Opérations du 18e BCP :   

      10 septembre 1914
      2h30.- Une violente attaque débouchant des bois de la Tuilerie se dirige sur la Tuilerie de Pargny et Maurupt . Les compagnies du 18e résistent sur leurs positions et arrêtent l'attaque mais à gauche celle-ci a progressé s'empare de la tuilerie de Pargny et de la lisière Nord de Maurupt.
      A Maurupt violent combat de rues dans le village mené par les 72e et 128e RI.

      3h.-  A droite la 4e compagnie et la section de mitrailleuses du bataillon contre attaque l'ennemi qui arrête son mouvement.

      3h30.- Le mouvement en avant de l'ennemi est repris, il est arrêté et le village de Maurupt est repris

      4h à 10h.- Violent combat dans le village et aux abords avec des alternatives de succès et de revers. La 2e compagnie tient sous son feu le débouché des bois et couvre le terrain de cadavres allemands.

      11h.- Devant la supériorité de forces adverses, les troupes françaises replient, l'infanterie à la lisière sud du village, les chasseurs sur la croupe au Nord.

      de 11h à 13h.- les troupes sont soumises à une canonnade intense, mais devant l'ordre de tenir coûte que coûte ne cèdent pas de terrain
      Les pertes sont sensibles et les combattants disponibles ne sont gère plus de 350.

      13h.- L'ordre de se replier est donné
      Les compagnies de chasseurs se retirent près de la ferme Bridé où elles se reforment, elles vont occuper une position défensive à                 de la ferme, barrant la route de Cheminon.

      14h30.- Les compagnies sont relevées et reçoivent l'ordre de se retirer vers la ferme d'Ambroise, elles bivouaquent.

      17h30.- Les troupes s'installent au bivouac.
      Aucun incident pendant la nuit

       

      95259486
      Carte de Pargny à Cheminon


          Auguste DEBEVE est inhumé à St-DIZIER,
      carré militaire du cimetière de la Noue, tombe 14H.

      95302374

       

       

    •  

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      • DEBEVE Jules

             Né le 5 février 1885 à Maing, il est le fils de Jean-Baptiste et de Marie Amélie MASSART.

            De la classe 1905, il porte le n° Matricule 1672 au recrutement de Valenciennes, et 017196 au Corps, le 0 intitial indiquant qu'il est passé dans la réserve.

           Nous n'aurons malheureusement pas beaucoup plus d'information sur son parcours d'avant 1914 car le registre matricule correspondant a été détruit lors de l'incendie des archives avec le centre de la ville de Valenciennes en mai 1940, et il n'existe pas de reconstitution de son État Signalétique et des Services, le seul registre des feuillets nominatifs de contrôle établi en 1950 étant lacunaire, et l'existant est parfois en très mauvais état.

             Il épouse Célina LEVAN le 30 septembre 1908 à Maing . Ils auront - au moins - deux enfants
        • Marie Charlotte, née à Maing le 30/07/1909,
        • Pauline, née à Maing le 04/01/1912,
        toutes deux seront adoptées pupilles de la nation en 1921.
            La déclaration de guerre le retrouve au 327e Régiment d'Infanterie, régiment de réserve du 127e, tous deux stationnés à Valenciennes.

            Il sera  tué au combat de Corfélix dans Marne le 8 septembre 1914 et déclaré "Mort pour la France".

        94793068

         Sa citation au Journal officiel du 4 Juillet 1922, portant attribution de la croix de guerre avec étoile de bronze :

        95152398

        92218045

         


        Le monument aux morts de Maing ...

        95115026


        ... où figure le nom de Jules DEBEVE :

        95115040

      • Son nom figure  sur le Livre d'Or du Ministère des Pensions :

        DEBEVEJLO





            JMO du 327e Régiment d'Infanterie
        Septembre 1914

        7 septembre
          A 4 heures, l'ordre suivant est donné :
        Le 5e Bataillon occupera la crête au sud de la route Les Essarts - Lachy. Le 6e bataillon se portera à la ferme Les Bordes.  Le mouvement est exécuté à 4h40. A 6h30, les 2 bataillons sont réunis à 1km sud de la ferme les Bordes, à la disposition du Général de Division.
          Vers 8h la 102e brigade se porte à cheval sur la route de Montmirail ; la 101e Brigade à cheval sur la route des Essarts à Moeurs ; les 2 brigades à hauteur du chemin passant à la cote 215, l'artillerie à la cote 215.
           Cette position est quittée à 13h. La Division se porte sur la ferme "les Epées" puis sur Chapton arrêt à 17h/12 au sud du château [de Chapton]. Bivouac au N de Lachy, arrivée au bivouac à 20 heures.

        8 Septembre
        Départ du bivouac de Lachy à 5 heures. La 101e Brigade se porte à cheval sur la route de Charleville. le 327e marche à l'ouest de la route - arrivée à 7h15 en arrière de la coupe de la cote 213 (1 km N.E. de Charleville)
        Dans la matinée la 101e brigade reçoit l'ordre d'attaquer Corfelix. La brigade marche en colonne à grands intervalles, le 233e en tête, le 327e derrière; chaque bataillon en colonne de bataille avec de grands intervalles entre les sections. Le 6e bataillon est en tête du régiment.

        En franchissant la crête de la croupe 213, les compagnies tombent successivement sous le feu de l'artillerie ennemie établie sur la rive droite du Petit-Morin. Les 24e et 21e compagnies qui passent les premières progressent péniblement et éprouvent des pertes assez sérieuses ; elles se jettent dans les petits bois au sud des Culots. Elles sont suivies par les 22e et 23e  compagnies.
                Les compagnies du 5e bataillon passent plus à l'est et n'éprouvent à ce moment aucune perte.
            A la faveur des couverts, le 6e bataillon atteint les Culots puis Corfelix et arrive à la sortie N.E. de ce village. Ce mouvement fut exécuté par petits groupes ; les batteries lourdes et les batteries de campagne allemandes enfilant la vallée du Petit-Morin ouvraient le feu sur ces localités au moindre indice de présence des troupes.. Diverses fractions du 233e avaient pénétré également à Corfelix à la chute du jour. A la nuit 2 bataillons du 233e et le 6e Bataillon du 327e étaient installés dans ce village en cantonnement d'alerte. Les lisières nord et N.E. de Corfelix furent organisées. une demi-compagnie du Génie arrivait à 22h pour l'exécution des travaux. L'infanterie allemande était retranchée sur la rive droite à des distances de 400 à 800m de Corfelix. le 5e Bataillon qui n'était pas encore parvenu à Corfelix reçoit l'ordre de suspendre son mouvement et d'aller bivouaquer au Nord de la Villeneuve.
        Les 17e et 18e compagnies de ce bataillon éprouvèrent quelques pertes à la nuit tombante au moment du bombardement général par l'artillerie allemande de tout le terrain d'attaque.
        Les pertes de cette journée furent de : M. le capitaine de Toytot légèrement blessé. 60 hommes environ tués blessés ou disparus.


         

        L'état des Officiers, sous-officiers et soldats tués, blessés ou disparus aux combats des 7 au 10 Septembre 1914 ( Corfelix - les Culots) énumère les noms des pertes qui s'élèvent à :
        Tués : 3 sous-officiers, 2 soldats.
        Blessés : 1 officier, 14 sous-officiers, 58 soldats ( dont un clairon)
        Disparus : 2 sous-officiers, 20 soldats.
                              dont un certain nombre des environs immédiats de Valenciennes.

        Cependant, un ajout plus récent que le JMO signale pour la troupe 7 tués et 97 blessés

           


              Dans ce même JMO, Jules DEBEVE est cité comme blessé aux combats des 7 à 10 Septembre dans la liste récapitulative évoquée ci-dessus, signalant la compagnie du blessé, ici la 17e : Capitaine Dath, Lieutenant Furko, Adjudants Roger et Bernard, sous-lieutenant Des Motours, la 17e Cie compagnie appartenait au 5e Bataillon : Commandant de Morcourt. Le régiment était sous les ordres du Lieutenant-Colonel d'active VERZAT .
        A la date de rédaction de cette liste, l'information du décès de Jules DEBEVE n'était donc pas parvenue.

        94798713


         Quelques cartes reprenant les différents lieux cités dans le JMO :

        94820450
        Environs de Charleville


        94820356
        de Sézanne vers Corfélix

        94824366

        Agrandir le plan

         
      • A NOTER : 2 jours avant le décés de Jules DEBEVE, le général Boutegourd décidait sommairement dans le même secteur Sézanne-Corfélix de faire fusiller 7 soldats du 327° RI, ce que ne mentionne pas le JMO du régiment ; la sentence est mise à exécution le 7 septembre : j'ai suvolé le sujet dans ce blog, et conseille la lecture du livre d'Odette Hardy-Hemery  : "Fusillé Vivant" cité en fin de la page mise en lien.

 

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  • COLLET Léon

         Né à Maing le 06/11/1894, il est de la classe 1914 ( la même que celle de son petit-cousin COLLET Henri Aimé). Matricule 886 au centre de recrutement de Valenciennes, il est affecté au 43e RI. Cette information apparaît sur la fiche de la croix-rouge auprès de laquelle il s'enquiert du sort de son petit-cousin, espérant encore qu'il est prisonnier et non disparu (il est d'ailleurs le seul probablement à pouvoir faire la démarche, la famille est en territoire occupé, et ne peut s'adresser à la croix-rouge, il est même peu probable qu'elle ait été mise au courant durant la période d'occupation)  :


    CICR
     
      Au moment de la demande, il est affecté à la 2e compagnie ( 1er bataillon) en détachement au camp de la courtine  (Creuse).

         Il n'y a pas d'autre information sur la carrière militaire de Léon COLLET : son État Signalétique et des Services a brûlé avec une grande partie des archives de Valenciennes en mai 1940, et, faute d'un double, un feuillet nominatif de contrôle a tenté d'être reconstitué dans les années 1920 à partir de renseignements collectés, il est malheureusement vide.

    Léon COLLET décède à Maing le 04/07/1950.

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  • DEBEVE Gustave

         Né le le 23 avril 1877 à Haulchin, il est "de la classe 1897", n° 237 de tirage dans le canton de Valenciennes-Sud, Matricule 1163, classé dans la 4e partie de la liste de recrutement cantonal ; engagé volontaire pour 3 ans le 2 mars 1898 à la mairie de Valenciennes au titre de la 5e Compagnie d'ouvriers d'artillerie. No matricule au corps  1747, maître ouvrier le 28/03/1899, Brigadier le 3 juin, passé dans la réserve de l'active le 02/03/1901. "Certificat de bonne conduite accordé".
    Il accomplit une période d'exercices en mars 1904, passe dans l'armée territoriale le 02/03/1911, est promu Maréchal des Logis du détachement le 18 Avril 1913 après une période d'exercice d'une semaine au 1er Régiment d'Artillerie à Pied (1er RAP)

          Rappelé à l'activité par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, il est affecté le lendemain au 1er RAP stationné à Maubeuge pour la défense de la place forte. Il y est fait prisonnier avec le reste de la garnison (plus de 45.000 hommes) à la reddition de celle-ci le 7 septembre 1914. Il restera prisonnier au camp de Friedrichsfeld bei Wesel (Rhénanie du Nord-Westphalie) - camp qui vait déjà "servi" en 1870- jusqu'au jour de son rapatriement le 6 décembre 1918. 

    Friedrichsfeldlgr
    En plus foncé l'emplacement du camp.
    Tout à droite dans le petit bois, le long de la même rue Alte Hünxer,
    l'actuel cimetière des prisonniers Français.

    Les archives de la Croix-Rouge attestent de sa présence.

    P9175b

     De même que les journaux de zone libre :

    Le Petit parisien 19150203 PG
    Le Petit Parisien du 03/02/1915 (disponible sur Gallica)

     

    Ce que confirme également la Gazette de Ardennes (publiée en zone occupée) dans sa liste N°33 du 18 juillet 1915 :

    GdA

        

    Sous off PG FRIEDRICHSFELD



         Sa campagne contre l'Allemagne est décomptée comme suit :
    du 02/08/1914 au 06/09/1914 : aux armées
    du 07/09/1914 au 06/12/1918 : captivité
    du 07/12/1918 au 08/02/1919 : à l'intérieur, soit arithmétiquement 1651 jours.

         Libéré définitivement du service militaire le 10/11/1926, il aura entre temps été affecté au 151e RAP, au 41e régiment d'artillerie de campagne portée, puis au 190e régiment d'artillerie lourde à tracteurs.

    GDebeve

         Rendu à la vie civile, Gustave DEBEVE, dessinateur industriel, est (r)entré à la Boulonnerie de Thiant dont il est devenu un des directeurs ; il reçoit en 1929 la médaille d'honneur des ouvriers et employés remise par  le Ministère du Commerce et de l'Industrie ( J.O. du 29/07/1929)

    JO 19290729


    Président de la Société de Secours Mutuel des Anciens Combattants de Thiant, il reçoit une récompense honorifique mention honorable ( Journal Officiel du 05/096/1930)

    MAM&AC 23 aout 1925



         Il décède à Thiant le 31 décembre 1938, l'enterrement ayant eu lieu le 05/01/1939.


    funérailles G DEBEVE 5 janvier 1939


    Toutes photos N&B avec l'aimable autorisation de la Société d'Histoire Locale de Thiant.
    qui possède également une intéressante photo de famille :

    Pour G DEBEVE

 

 

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  • DEBEVE François

         Né le le 15 décembre 1875 à Haulchin, il est "de la classe 1895", n° 30 de tirage dans le canton de Denain, Matricule 1355, classé dans la 4e partie de la liste de recrutement cantonal ; engagé volontaire pour 3 ans le 7 mars 1896 à la mairie de Denain au titre de la 10e Compagnie d'ouvriers d'artillerie. No matricule au corps 1377, canonnier à pied le 10/03/1896.
    Il fait campagne en Algérie du 19 septembre 1896 au 16 décembre 1897, date à laquelle il est envoyé en disponibilité ; "Certificat de bonne conduite accordé".

    Passé dans la réserve d'active le 1/11/1899, il accomplit deux périodes d'exercices en août 1902 et août 1906 au 2e Bataillon d'artillerie à pied, passe dans l'armée territoriale en 1909, puis effectue une dernière période au 1er Régiment d'Artillerie à Pied en novembre 1911.

          Rappelé à l'activité par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, il est affecté le lendemain au 1er RAP stationné à Maubeuge pour la défense de la place forte. Il y est fait prisonnier avec le reste de la garnison (plus de 45.000 hommes) à la reddition de celle-ci le 7 septembre 1914.
    Il restera prisonnier au camp de Friedrichsfeld bei Wesel (Rhénanie du Nord - Westphalie) - camp qui avait déjà "servi" en 1870- jusqu'au jour de son rapatriement le 12 décembre 1918. Après une permission de 60 jours, il rejoindra le dépôt de son corps pour une mise en congé illimité le 21/02/1919.
    Il est libéré du service national le 10/11/1924.
    Le décompte de ses campagnes est le suivant :

    • Aux armées du 3/8/1914 au 7/9/1914
    • En captivité du 8/9/1914 au 12/12/1918
    • A l'intérieur du 13/12/1918 au 21/2/1919, soit 1663 jours, dont ceux "aux armées" comptent double.


    Son "parcours de guerre" est identique à celui de l'un de ses cousins germains, DEBEVE Gustave, traité ci-dessus ; je n'ai cependant pas retrouvé de fiche à son nom dans les archives du CICR, il reste(rait) à parcourir les registres de noms des prisonniers de Friedrichsfeld.

    Par chance sa carte du combattant établie en 1928 est disponible aux archives départementales ( via geneanet) et permet d'avoir une photo de lui.

    Debeve François carte du combattant

 

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  • DEBEVE Benoit


          Né en 1885 il est de la classe 1905, Matricule 1675 au recrutement de Valenciennes, classé dans la 1ere partie de la liste.
    Son état Signalétique et des Services est un dommage de la guerre suivante, puisqu'il a été détruit avec de nombreux registres dans l'incendie du centre Valenciennes - dont la mairie- en mai 1940. On trouve cependant un Feuillet Nominatif de Contrôle, qui contient le peu de renseignements fournis probablement par l'intéressé après la guerre à la demande des autorités :

          Il est incorporé au 127e Régiment d'infanterie [régiment de Valenciennes] le 8 octobre 1906, Arrivé au corps et soldat de 2" classe le dit jour. Envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1908 en attendant son passage dans la réserve [d'active] qui aura lieu le 1er octobre 1908.

    Il épouse Anne Marie STYMANS le 2 janvier 1909 à Haulchin

         Rappelé à l'activité le 2 Août 1914 [décret de mobilisation générale], fait prisonnier à Anthée [Belgique] le 23 août 1914. Démobilisé en février 1919.

    Cette information est complétée par les fiches du Comité International de la Croix-Rouge disponibles dans leurs archives : celles-ci permettent de le situer

    • d'abord à l'Etappen Lazarett de la 3e Armée Allemande, en retrait du front à Marche (Belgique, province de Luxembourg) ou il est soigné pour une blessure au dos, le 6 octobre 1914 :

    P724a

    • puis au camp de Darmstadt (Hesse - Allemagne, au sud de francfort) le 24 octobre 1914 :

    P2177a

     

    Comme dans la liste du 24 mai 1915 de la Gazette des Ardennes :

    GdA


         Il n'y a aucun autre renseignement sur d'éventuels changement de camp, ni sur sa date exacte de retour en France, probablement en Décembre 1918 au vu de sa date de démobilisation et des délais habituels.

         Il est indiqué comme soldat du 327eRI, (101e Brigade, 51e Division, Ve Armée) régiment de réserve du 127e, ce qui est logique étant donné sa position depuis 1908. Cependant le Journal de Marche et Opérations du 327e RI le signale disparu de la 19e compagnie au combat de Franqueville St-Pierre (France) des 29 et 30 Août, ce qui est contradictoire aux documents précédents. Peut-être ne l'a-t-on constaté qu'à cette date.

     

    JMO 327 219140824

    Une fois rendu à la vie civile, le Journal Officiel mentionne son nom à l'occasion de sa nomination au grade de lieutenant des sapeurs-pompiers communaux d'Haulchin le 15/12/1926.

    JO 19270105 b

    Il décède à Haulchin le 21/06/1960.


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